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Déroulement de l’édition 2017 du festival de danse « On marche » à Marrakech

03 mai 2017


Créé en 2005 par l’artiste Taoufiq Izeddiou, le festival de danse « On marche » a gagné ses lettres de noblesse et a beaucoup évolué avec le temps, impliquant toujours plus d’artistes, suscitant toujours plus l’intérêt des professionnels de ce secteur et surtout engageant toujours plus le public, dans les rues de Marrakech voir aussi https://viemarrakech.wordpress.com/ . En effet, les activités se déroulent dans les rues de Marrakech, et convergent le dernier jour au niveau de la place Jemaa el Fna où les danseurs croisent les charmeurs de serpents, des musiciens. Tout un spectacle riche en émotions et en couleurs pour le public à qui ces spectacles sont gracieusement offerts. Pour cette édition, la représentation marquante a été celle de « Manta », une pièce qui fait parler d’elle et que les programmateurs n’osent pas toujours proposer. C’est pour cette raison qu’elle est principalement présentée à l’étranger. En effet, Manta offre de la splendeur aux spectateurs autour du thème du voile intégral et de comment il étouffe la femme dans toute son expression. 

Autres représentations lors du festival « On marche » à  Marrakech


L’année 2017 pour le festival « on marche » a été marquée par une programmation tournée vers les femmes et leur place dans la société et dans la création en particulier. Cette programmation a été faite par l’artiste Taoufiq Izeddiou lui-même et Nedjma Hadj Benchelabi. Dans cette programmation, la population de Marrakech a eu l’occasion de découvrir deux solos de Meryem Jazouli, une danseuse et chorégraphe d’origine marocaine, elle est aussi la fondatrice de l’Espace Darja dans la ville de Casablanca. Un espace consacré à la création, à l’hébergement des artistes, mais aussi à leur formation et à l’expérimentation. On la retrouve tout d’abord dans la pièce « L’Aaroussa » qui signifie « la mariée ». Dans cette représentation, elle est debout sur une table recouverte par sa grande robe pourpre, elle tourne sur elle-même, forme des arabesques avec ses bras et ses mains, tout en épousant les formes de la robe qui tourne autour d’elle. Une performance rendue encore plus entraînante avec les reflets du clair de lune. 

L’autre pièce de cette artiste que les populations de Marrakech ont pu découvrir est « Contessa ». Dans cette pièce, Meryem Jazouli fait une représentation de nombreuses figures féminines marquantes et mythiques du Maroc. Parmi les personnages qu’elle montre, nous pouvons citer Aicha Qandicha connue comme une séductrice, « mangeuse d’hommes », à moitié femme et sublime et partiellement animale avec des jambes qui se terminent par des sabots de cheval. Elle représente également la chanteuse Chaâbi qui est l’une des premières à avoir modernisé et popularisé l’aïtamarsawiva, un chant considéré comme amoral. 

Author: Luisa Velaut
Category: Non classé
Mots clés : aucun

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